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Le droit d’écrire : un chemin thérapeutique entre mots et gestes

  • Photo du rédacteur: Jessica Archer
    Jessica Archer
  • 24 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Le médium de l’écriture, dans une dimension art-thérapeutique , oui, j’ose employer ce mot thérapeutique, qui s’impose pour moi parce qu’il vient du vécu, du sensible, de ce que d’autres ont exploré avant moi ou en même temps que moi.

Il existe dans l’écriture quelque chose qui touche à l’inconscient collectif. Longtemps, elle a été présentée comme un espace réservé à une élite : ceux qui maîtrisent à la perfection les règles, les accords, les nuances. Et je trouve cela terriblement excluant.


Faut-il vraiment avoir lu les ouvrages de l’intelligentsia, faut-il accumuler diplômes et savoirs certifiés pour avoir accès à ce droit commun qu’est l’expression par l’écriture ?

Non. Écrire n’est pas une affaire de comparaison, ni d’appartenance à une école littéraire. Le mot écrit appartient à chacun.


C’est là mon point de vue d’art-thérapeute : ouvrir des voies trop peu partagées, rendre accessibles des médiums qui devraient appartenir à toutes les populations, à toutes les voix.

Accompagner l’autre dans ce “j’ai le droit d’écrire” : un mot, une expression, un paragraphe, à sa manière, sans jugement ni condescendance. Les fautes d’orthographe ou de syntaxe ? Elles font partie du processus. Rien n’est hasard : le quiproquo, le lapsus, la tache d’encre… tout cela parle, plus qu’on ne le croit.

L’écriture automatique, dans ce sens, est un magnifique exercice pour expérimenter le lâcher-prise.


Dans ma pratique, j’aime introduire le médium graphique. Entre deux compositions intuitives, avant ou après le geste, les mots peuvent se libérer. C’est souvent un passage du non-verbal vers la verbalisation. Mais jamais une injonction : je me garde bien d’imposer la parole.

Si elle vient, elle est accueillie. Si elle ne vient pas, elle n’est pas attendue : elle trouvera peut-être sa place entre deux séances, ou dans un autre espace d’accompagnement. Et, lorsque c’est nécessaire, cette expression peut se déployer avec l’appui d’un·e psychologue ou d’un autre professionnel associé.


Je propose aussi le mot à travers des cartes thérapeutiques et d’autres médiums spécifiques. Ces supports jouent le rôle de passerelles : ils invitent, suggèrent, ouvrent, sans jamais contraindre. Parfois un mot tiré résonne profondément, parfois il reste en surface, et cela suffit. Le support est un révélateur possible, jamais une obligation.


Le geste ouvre, le trait respire, et les mots parfois suivent : doucement, autrement, ailleurs.

C’est ainsi que se tisse le processus.


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