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Oser prendre sa place : l’art-thérapie, un espace pour ressentir et se reconnecter

  • Photo du rédacteur: Jessica Archer
    Jessica Archer
  • 28 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 déc. 2025

Il existe encore cette idée, assez répandue, que l’art-thérapie serait surtout destinée à celles et ceux qui traversent des périodes difficiles, des moments de crise ou des émotions très intenses. Comme si elle n’était accessible qu’en dernier recours, quand “plus rien d’autre ne fonctionne”. Pourtant, l’art-thérapie peut se révéler précieuse à bien d’autres moments.

Elle est aussi pour celles et ceux qui vont “à peu près bien”, mais qui ressentent un léger décalage, une fatigue intérieure ou des émotions qui s’accumulent sans trouver d’issue.


On ne vient pas toujours parce qu’on va mal : on peut venir simplement parce qu’on souhaite se reconnecter à soi, se retrouver, respirer autrement dans son propre espace.

Mon approche s’inscrit dans cette vision : une pratique inclusive, ouverte, accessible. Un espace où il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic ou un vocabulaire spécifique pour exister, créer ou déposer ce qui encombre. Je ne travaille ni avec des normes, ni avec l’exigence d’un “résultat” artistique : je travaille avec le vivant, le ressenti, le geste qui s’ajuste ou qui déborde.


Créer, ce n’est pas produire. Créer, ce n’est pas “savoir faire”. Créer, c’est exprimer !


Et dans cette expression, il n’y a pas de bonne manière. Parfois le trait sera hésitant, parfois il s’imposera. Parfois la couleur prendra toute la place, parfois c’est le blanc qui parlera. L’art-thérapie accueille ce qui se présente, sans condition.

Beaucoup pensent ne “pas être assez artistes”, “pas assez doués”, “pas assez créatifs” pour franchir la porte.Pourtant, ce sont souvent ces personnes qui découvrent la liberté la plus immédiate : elles expérimentent le droit de créer hors de tout cadre esthétique, sans chercher à faire beau, sans chercher à être comprises, sans être évaluées.


Cette autorisation intérieure a une valeur immense : le droit d’exister dans la matière, le droit de ressentir, le droit d’essayer, le droit de ne pas savoir.

Dans mon atelier, il n’y a ni hiérarchie des émotions ni comparaison des œuvres. Chacun/e arrive avec son vécu, son rythme, son histoire, ses silences. Et cela suffit.

L’art-thérapie n’est pas seulement pour celles et ceux qui vont mal. Elle est pour tous ceux qui veulent explorer leurs mouvements internes, déposer une fatigue, ouvrir un espace ou simplement se reconnecter à eux-mêmes.


Oser prendre place, même timidement, c’est déjà commencer un processus. Et c’est peut-être dans ce premier geste que tout commence.




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